Qu’est-ce que la NASH ?

Pour faire simple


La NASH ou Stéato-Hépatite Non Alcoolique est une maldie du foie qui associe une accumulation de graisse dans les cellules à une inflamation.
Si cet état est prolongé, une fibrose apparait qui peut se compliquer en Cirrhose, en insuffisance hépatique voire en cancer.
Dès lors la seule solution est la greffe de foie.

Cette maladie est en partie due à une alimentation trop riche en graisse comme les fast food et en sucres présents dans les sodas.
La NASH peut concerner chacun d’entre nous et évolue sans symptômes apparents.
On estime qu’elle touche 1 personne sur 10 dans les pays industrialisés comme la France, en particulier les personnes en surpoids et atteints de diabète (DT2).

La Nash reste à ce jour sans solutions thérapeutiques.

Pour aller plus loin


La NASH est l’acronyme anglais de Stéato-Hépatite Non Alcoolique. Il s’agit d’une maladie chronique du foie qui associe une inflammation hépatique à une accumulation excessive de graisse dans les cellules (stéatose). Cette inflammation chronique provoque une fibrose hépatique, celle-ci se traduit par une perte de l’élasticité du tissu survenant progressivement.
Cette maladie a émergé comme l’une des plus communes des maladies chronique touchant le foie, avec une prévalence non encore totalement définie mais en augmentation permanente. La prévalence de la maladie du foie gras non alcoolique (NAFLD) serait, elle, estimée entre 20 et 30% en Europe. Sur une population étudiée atteinte de NAFLD, 10–20% des malades souffriraient de la NASH.
Qui est concerné par la NASH ?

Elle est étroitement liée au diabète et à l’obésité qui ont tous deux atteints les proportions d’une épidémie. Elle concerne potentiellement toutes les personnes ayant une alimentation déséquilibrée riche en graisse et en calorie comme les fast-foods et la consommation trop importante de soda.
Elle concerne plus fréquemment les personnes de plus de 45 ans en particulier les femmes mais n’épargne pas les enfants y compris de moins de 10 ans.

Des facteurs de risques

Plusieurs facteurs de risques augmentent la probabilité d’une stéatose hépatique non alcoolique, les patients atteints d’un syndrome métabolique (se caractérisant par une association d’anomalies physiologiques et biochimiques, asymptomatiques, pouvant coexister avec des facteurs génétiques et acquis.
Il existe en effet un lien étroit entre le surpoids abdominal, la dyslipidémie, l’hypertension artérielle et le diabète de type 2.
Un tour de taille élevé provient d'une accumulation de graisse viscérale délétère pour le foie. Ces cellules graisseuses jouent un rôle actif dans l'abdomen en agissant comme des glandes qui sécrètent continuellement des substances potentiellement nocives.

facteur risque nash

Quelles sont les complications ?

La NASH augmente le risque de développer une fibrose puis une cirrhose, une insuffisance hépatique ou un cancer (carcinome hépato cellulaire).

Testez votre score de fibrose

La cirrhose due à une NASH représente une indication de plus en plus fréquente de transplantation hépatique. D’où l’urgence de prendre conscience de cette maladie. Le foie est un organe très important, il transforme les aliments et la nourriture en énergie et nutriment que notre corps peut alors utiliser, et joue aussi un rôle dans l’élimination des toxines.

Pour comprendre

Contrairement à l’idée répandue que la cirrhose est toujours associée à une consommation excessive d’alcool, la cirrhose est une désorganisation de l’architecture hépatique avec une fibrose. Toutes les maladies chronique du foie, quelles qu’en soient les causes, peuvent aboutir à une cirrhose hépatique lorsque leur évolution est prolongée. C’est pourquoi on la distingue la SHA Stéatose Hépatique Alcoolique qui elle, est associé à la consommation d’alcool.

Comment diagnostiquer la NASH ?

La NASH reste longtemps asymptomatique c’est pourquoi lorsque les premiers signes de la maladie apparaissent, le stade de la maladie est déjà avancé. Plusieurs analyses différentes sont nécessaires à son identification, actuellement, il n’est pas encore possible de faire la distinction d’une NASH avec une SHA. La biopsie est nécessaire pour identifier formellement la NASH, mais cette méthode est un acte invasif et nécessite beaucoup de moyens.
C’est pourquoi le diagnostic est difficile à établir, c’est également une des raisons pour laquelle il n’est pas aisé de quantifier précisément la répartition de malades dans la population.

Des marqueurs non invasifs doivent être développés pour faciliter le ciblage des patients à risque et ceux à suivre étroitement avant que la maladie n’arrive à un stade critique.
Les futures recherches doivent être optimisées pour développer des stratégies de diagnostiques ainsi la sélection des patients à traiter deviendra possible même si la biopsie du foie en routine ne peut être étendue.

Comment la prévenir ?

Il faut d’abord diminuer les facteurs de risque des maladies associés, à savoir, l’obésité et le diabète. Les mesures préventives pour ces maladies sont principalement des modifications du style de vie dont l’objectif serait une réduction de l’excès pondéral de 10%.
Ceci passe par un changement des habitudes alimentaires en réduisant l’apport calorique, ainsi qu’une augmentation de l’activité physique et une diminution de la sédentarité. La perte de l’excès pondéral de 10 % et la diminution de l’apport calorique normal de 25% selon l’âge et le sexe.

Eviter le fructose très présent dans les boissons type soda et les fast-foods où l’on retrouve une forte quantité de graisse. Il est par ailleurs conseillé d’augmenter la consommation d’acides gras poly insaturés oméga 3 et 6.

Peut-on traiter la NASH ?

Actuellement il n’existe aucun traitement médicamenteux approuvé pour la NASH c’est pourquoi une modification du style de vie est cruciale. La prise en charge dépendra de l’avancement de la maladie et du traitement des maladies associés, facteur de risque d’aggravation.

Cependant le laboratoire Genfit a réalisé l’urgence dans cette maladie du 21ème siècle en développant le médicament Elafibranor, actuellement en phase 2 des études cliniques. Ce candidat médicament saurait améliorer la sensibilité à l’insuline et le métabolisme du glucose, la dyslipidémie (réduction des taux de triglycérides et de LDL-Cholestérol ; augmentation du taux de HDL-Cholestérol). Il présenterait également des fonctions anti-inflammatoires et anti-oxydantes afin de réduire la stéatose hépatique et les taux circulants d’enzymes hépatiques… tout en bloquant le développement de la fibrose.

Ce médicament apporte donc un réel espoir thérapeutique pour les patients atteints de la NASH et qui n’ont malheureusement aujourd’hui aucun traitement curatif vers lequel se tourner.

Bibliographie

Demir, M. (2015). Nonalcoholic fatty liver disease - current status and future directions. Digestive diseases, 541-557.
Didier Junquero, Y. R. (2005). Syndrome métabolique: quelle définition pour quel(s) traitement(s)?
medecine sciences, 1045-1053.
LaBrecque, D. (2012). Nonalcoholic Fatty Liver Disease and Nonalcoholic Steatohepatitis. World
Gastroenterology Organisation Global Guidelines.
Vlad Ratziu, S. B.-P. (2010). A position statement on NAFLD/NASH based on the EASL 2009 special conference . Journal of Hepatology, 372-384.
Genfit. (2016). Récupéré sur http://www.genfit.fr/aires-therapeutiques/nash/

ENSEMBLE CONTRE LA NASH
48 cours Aristide Briand
69300 Caluire et Cuire